La marketplace décentralisée OpenBazaar ferme ses portes


Partager cet article:

La marketplace décentralisée OpenBazaar ferme ses portes

Si en septembre dernier, un généreux donateur avait donné un peu d’espoir à OpenBazaar de pouvoir continuer son chemin, la marketplace décentralisée a annoncé sa fermeture définitive pour le 15 janvier 2021.

Dans un message sur Twitter, cette plateforme d’e-commerce décentralisé sur la blockchain indique qu’elle n’a plus d’argent pour continuer à assurer ses activités.

“C’est avec le cœur lourd que nous vous annonçons que OB1Company mettra hors service la plupart des infrastructures alimentant des parties importantes d’OpenBazaar le 15 janvier.

Nos fonds de dons ont été épuisés et OB1 ne sera plus en mesure de couvrir ces coûts.”

OpenBazaar permettait des échanges P2P basés sur la technologie blockchain, une place de marché complètement libre et décentralisée.

Hors, sans frais d’inscription, de listing ou de frais perçus sur les ventes, il n’y avait aucun business model fiable…

Aussi nobles que pouvaient être les intentions des créateurs d’OpenBazaar, toute entreprise a besoin de fonds et de revenus pour continuer à assurer son existence.

Meilleurs sites copy trading

Cette marketplace décentralisée va donc tout simplement disparaître le 15 janvier 2021.

Le malheur des uns fait parfois le bonheur des autres, les quelques concurrents d’OpenBazaar comme Safex.org ou Particl.io pourraient donc bénéficier de la chute de cette place de marché.

Safex a récemment annoncé la phase finale de lancement de sa marketplace décentralisée, il manque encore l’application publique qui donne accès à cette place de marché qui permet, là aussi, des échanges P2P sur la blockchain, avec paiements en cryptomonnaie.
Au contraire d’OpenBazaar, Safex prélève 5% de frais sur les ventes afin de générer un minimum de revenus à la plateforme pour continuer à améliorer les services proposés aux utilisateurs.

Particl fonctionne déjà même si elle reste encore très discrète au niveau de la communication.

On peut s’étonner qu’OpenBazaar n’ait jamais voulu changer son modèle de fonctionnement afin de mettre en place un modèle de rentabilité, quitte à faire payer des frais aux vendeurs qui utilisaient cette plateforme.

Dans les commentaires sur Twitter, on retrouve notamment l’artiste français Pascal Boyart qui se désole de la disparition de cette plateforme où il a vendu certaines de ses oeuvres d’art et peintures en Bitcoin BTC.

Comme lors de la naissance d’internet, il n’y a qu’une poignée de projets qui parviendra à se faire une place dans un marché crypto et blokchain en plein boom, un secteur qui voit apparaître constamment de nouvelles startups pleines d’ambitions et d’idées novatrices.
Au-delà des idées, il faut aussi un business model rentable afin de pérenniser une activité, c’était ce qu’il manquait à OpenBazaar qui baissera le rideau le 15 janvier prochain.

À LIRE AUSSI: