Arnaques Bitcoin, chantage à la webcam, crypto porno et sextortion en forte hausse en France

Arnaques Bitcoin, chantage à la webcam, crypto porno et sextortion en hausse en France

La plateforme gouvernementale Cybermalveillance.gouv.fr publie un rapport détaillé sur la cybercriminalité en France pour l’année 2019.

Des chiffres en forte hausse comparé à 2018, avec plus de 90 000 victimes aidées en 2019 par cette plateforme de lutte contre la cybercriminalité contre 28 855 victimes en 2018.
90% des victimes sont bien sûr des particuliers, victimes et proies faciles pour les hackers et escrocs informatiques.

Le rapport indique que pour les professionnels, victimes de pirates, il s’agit essentiellement d’hameçonnage (phishing) et piratage de comptes.

Pour les particuliers, les statistiques sont différentes avec en tête le chantage à la webcam qui représente 38% des plaintes de victimes suivi du piratage de compte en ligne avec 14% et le phishing par email ou sur réseaux sociaux 13%.

Comme l’indique le rapport, la technique du chantage à la webcam a explosé en 2019.
Technique préférée des cybercriminels qui font croire qu’ils ont piraté votre webcam et ont pu enregistrer des images vidéos compromettantes de la personne en train de regarder du porno sur son ordinateur.
Une escroquerie que l’on retrouve sous différents nom comme crypto porno car les hackers réclament une rançon en Bitcoin ou Monero afin de ne pas publier ces images compromettantes sur les réseaux sociaux comme Facebook ou Youtube.

On retrouve aussi le terme sextorsion, rançongiciel, chantage au Bitcoin, des milliers de victimes avec même parfois des célébrités comme le témoignage de Jean-Pierre Castaldi que nous avions publié, lisez notre article à ce sujet: cliquez ici.

Le rapport de cybermalveillance revient aussi sur d’autres arnaques sur internet comme l’arnaque au faux support technique où des escrocs se font passer pour le support technique de Free ou Orange par exemple.

Les arnaques phishing ou hameçonnage sont encore très courantes, les personnes cliquent sur des liens dans des messages email ou sur les réseaux sociaux, pensant que ces messages proviennent de leur banque, assurance, Paypal, faux bons d’achat Carrefour, fausses campagnes de dons pour Notre-Dame, etc…
Les cybercriminels étant très doués pour imiter les messages originaux de sociétés en copiant leur logo, images, etc…
Il faut toujours bien vérifier le lien à cliquer dans ces images.

Une fois cliqué, les particuliers téléchargent des logiciels malveillants qui vont voler des informations sur leur ordinateur ou smartphone, ou encore installer un logiciel de minage de cryptomonnaie (cryptojacking).

Des chiffres sur la cybercriminalité en France que vous pouvez aussi retrouver en infographie avec des images et chiffres détaillés dans le document PDF de cybermalveillance: cliquez ici.

Si vous êtes victime de chantage à la webcam, sextorsion, demande de rançon en Bitcoin, hameçonnage, le mieux est de porter plainte sur le site de cybermalveillance.gouv.fr qui vient de lancer une nouvelle version de son site justement.

Les dépôts de plainte permettent aux autorités de lutte contre la cybercriminalité, de recueillir des éléments techniques et des preuves afin de retrouver les cybercriminels qui se croient souvent intraçables.
Ils pensent pouvoir se cacher derrière leur clavier informatique et une connection VPN, h
eureusement, les autorités parviennent à arrêter des escrocs ou autres pirates informatiques.

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